FAQ

Les réponses aux questions les plus fréquentes à propos des tests physiologiques eVO2

Que vous ayez la volonté de bouger et d’être en bonne santé ou des ambitions de performances sportives, l’expertise d’eVO2 dans les domaines de la santé et de la performance s’adresse à toutes et à tous, quel que soit votre niveau d’activité physique, quel que soient vos objectifs. 

Pour répondre à cette question, il est nécessaire d’expliquer les grands principes de la physiologie de l’effort, c’est à dire comment fonctionne votre corps lorsque vous faites un exercice.
 
Pour réaliser un effort physique, vous devez contracter vos muscles (votre moteur!), ce qui nécessite entre autres de l’oxygène et de l’énergie. Cela met en jeu différents organes et systèmes, notamment les poumons, le coeur, les vaisseaux, et bien sûr les muscles. Selon l’intensité et la durée des efforts, votre organisme va devoir utiliser différents carburants (principalement lipides et glucides) en mettant en jeu différents métabolismes pour transformer ce carburant en énergie, disponible pour les muscles. Sont principalement décrites les filières aérobie et anaérobies, selon si la fabrication d’énergie à partir du carburant requiert ou non la consommation d’oxygène.
Un test physiologique permet d’évaluer la réponse de votre corps et son fonctionnement (métabolisme) lors d’un effort progressif.
 
Les tests physiologiques proposés ne sont pas des tests d’effort médicaux (ou test d’effort cardio-respiratoire).
Les tests d’effort médicaux utilisent du matériel et des protocoles spécifiques, qui permettent d’évaluer précisément votre état de santé cardio-respiratoire et d’identifier un potentiel risque cardio-vasculaire (utilité diagnostique). Ils ne peuvent être réalisés que par des médecins spécialistes qui peuvent également vous proposer de mener d’autres examens médicaux complémentaires (échographie cardiaque, analyses de sang, etc.).
Afin de garantir la qualité et la sécurité des tests physiologiques effectués, eVO2 ne fait intervenir que des professionnels de santé spécialisés. Un questionnaire vous sera adressé avant toute confirmation de rendez-vous.

Avant de commencer ou de reprendre une activité sportive, ou en cas de doute, consultez toujours votre médecin traitant. Pour toute information : http://sante.public.lu/fr/prevention/activite-physique/index.html
Sur la base des explications précédentes, on distingue donc 2 seuils ventilatoires:

 

  • Le premier seuil ventilatoire (qui peut prendre le nom de seuil aérobie ou seuil anaérobie selon les sources) correspond à la limite du métabolisme oxydatif aérobie et de l’utilisation de l’oxygène pour un effort. 
    • Pour des intensités d’exercice en dessous de ce seuil ventilatoire (intensités faibles à modérées), toute l’énergie nécessaire aux muscles est produite par la filière aérobie en consommant du carburant (matières grasses – lipides et sucres – glucides) et de l’oxygène, rejetant de l’eau et du CO2. C’est la filière avec le meilleur rendement : la transformation d’une molécule de lipide peut donner 129 molécules d’ATP (énergie), la transformation d’une molécule de glucide peut donner 38 molécules d’ATP
  •  
    • Pour des intensités au-delà de ce seuil ventilatoire, les muscles ont besoin de davantage d’énergie, et le métabolisme aérobie détaillé ci-dessus n’est pas assez rapide pour satisfaire les besoins : la filière anaérobie est mise en jeu, avec d’autres façons d’utiliser le carburant : le rendement est moindre (la transformation d’une molécule de glucide ne donne que 2 molécules d’ATP, soit presque 20 fois moins qu’en utilisant l’oxygène, et presque 70 fois moins qu’en utilisant une molécule de lipide!). Cette manière rapide de produire de l’énergie entraine également la production de lactates et d’acide dans le sang. C’est tout à fait normal et le corps va à la fois pouvoir utiliser ce lactacte comme carburant (notamment par le coeur), et neutraliser l’acidité avec du bicarbonate (naturellement présent dans l’organisme). La neutralisation de cette acidité occasionne une production accrue de CO2, la ventilation doit donc augmenter pour s’adapter et l’éliminer : c’est le premier seuil ventilatoire.
  • Le deuxième seuil ventilatoire, ou point de compensation respiratoire, est atteint généralement peu de temps avant la fin d’un exercice maximal. A partir du moment où l’on dépasse le premier seuil ventilatoire, et que l’on continue à augmenter l’intensité d’un effort, il faut donc brûler de plus en plus de carburant pour fournir l’énergie en quantité suffisante. Et donc de plus en plus de CO2 produit. L’acidité qui accompagne la production de lactates finit par ne plus pouvoir être compensée (tous les bicarbonates sont utilisés et épuisés), et le corps commence à s’acidifier. A partir de ce moment, une des réponses de l’organisme va être d’augmenter fortement la respiration pour éliminer du CO2 (hyperventilation en réponse à l’acidose métabolique) : c’est le 2ème seuil ventilatoire, ou point de compensation respiratoire. Ce mécanisme aura un effet limité et ne suffira pas à gérer l’excès d’acidité : la fin de l’effort est proche! Chez des personnes non entrainées, il est tout à fait possible de ne pas pouvoir détecter ce seuil : l’effort s’arrête avant, pour des raisons qui peuvent être musculaires ou articulaires par exemple.
  • VO2max : c’est la consommation maximale d’oxygène que votre corps est capable d’utiliser pour brûler du carburant lors d’un effort maximal. Il est possible de déterminer la vitesse maximale qui permet d’atteindre cette consommation maximale d’oxygène (vitesse maximale aérobie ou VMA), ou la puissance si l’on parle de vélo par exemple (puissance maximale aérobie PMA). En pratique, la détermination de ces paramètres intéresseront surtout les sportifs déjà entrainés pour optimiser et vérifier les effets de leur entrainement. Cela dit, bien qu’importante, la consommation maximale d’oxygène n’est pas le paramètre le plus déterminant de la performance. Par exemple, la capacité à tenir une certaine durée en utilisant un pourcentage maximal de cette VO2max sera souvent bien plus intéressant. 

Là encore, quelque soit votre niveau, la détermination précise de vos zones d’entrainement par la mesure directe de vos seuils ventilatoires sera un atout précieux :

  1. L’entrainement est extrêmement spécifique, c’est à dire que vous n’allez vous améliorer que là où vous vous entrainez 
  2. Chacun est différent, et quand on sait que jusqu’à 50% de l’adaptation aux entrainements est déterminée par le capital génétique, il est illusoire de se fier à des formules théoriques ou aux données fournies par votre cardiofréquencemètre GPS! 
  3. Connaitre ses seuils ventilatoires, les fréquences cardiaques et les vitesses correspondantes, c’est pouvoir s’entrainer efficacement, précisément, ni trop haut ni trop bas, exactement ce qu’il faut pour progresser.
  4. La grande majorité de la population qui pratique une activité physique, et même à des niveaux de performance impressionants, pense que plus on s’entraine longtemps, plus on s’entraine dur, et plus on va progresser. C’est absolument faux! Combien de personnes pratiquant une activité régulière décrivent la sensation de stagner, de plafonner, voir de régresser? 
  5. Grâce aux tests physiologiques eVO2, l’entrainement scientifique vous permettra de progresser plus rapidement, en vous entrainant moins longtemps : gagnez des secondes, libérez vous du temps et profitez de la vie!

Bien que la technologie ne cesse de s’améliorer, les résultats fournis par ces montres se basent sur des estimations calculées à partir de modèles théoriques. Même si les valeurs sont aujourd’hui rarement incohérentes, elles restent en comparaison d’une mesure directe d’une grande imprécision.

Par ailleurs, quand bien même les valeurs données de VO2max et VMA/PMA seraient suffisamment précises, la détermination des seuils ventilatoires ne peut se résumer à une simple évaluation en pourcentage de la VO2max. S’entrainer entre 50 et 70% de sa VO2max, c’est s’entrainer à coup sûr soit au-dessous, soit au-dessus de l’intensité cible. Alors oui, après plusieurs semaines, mois, années d’entrainement – si on ne se blesse pas – le corps s’adapte et on progresse…mais immensément moins vite qu’en respectant précisément ses zones d’entrainement.

Précisément. En tant que professionnels de santé et éducateurs sportifs, nous sommes les plus qualifiés pour vous accompagner et vous conseiller vers une reprise progressive de l’activité physique en toute sécurité. 

Quel que soient vos motivations, vos douleurs, vos plaisirs, vos objectifs, nous dessinerons avec vous, pour vous, le meilleur chemin vers votre réussite.